La création d'un jeune horloger de 31 ans.

Ancien élève du lycée horloger de Morteau, Marc Gauthier vient de créer sa propre marque avoir passé dix ans dans l’horlogerie suisse. Un pari qu’il veut rendre possible par une campagne de financement participatif.

Ses premiers modèles seront livrés d’ici la fin de l’année.

Les racines, il y tient. À tel point que ce natif du Haut-Doubs a emprunté le nom de la petite montagne située à côté de la ferme de ses grands-parents dans le Saugeais pour baptiser sa marque   : Pinet-Montrivel. Installé à Maîche après avoir travaillé pendant une dizaine d’années de l’autre côté de la frontière pour une prestigieuse marque horlogère, c’est ici que Marc Gauthier a créé son entreprise avec un objectif : produire ses 150 premières montres d’ici la fin de l’année.
Ce premier pari, il est sur le point de le gagner car la campagne de financement participatif qu’il a lancée au début de l'été a rencontré le succès escompté. “Je m’étais fixé un premier objectif de 100 pré-commandes, il a été réalisé en une quinzaine de jours. Ce bon démarrage est une belle surprise pour moi” observe le jeune horloger de 31 ans.
Pour créer ses premiers modèles, le technicien maîchois s’est adjoint les services d’un designer mortuacien - Cyrille Bernard - avec qui il a collaboré. C’est aussi à Morteau, dans l’atelier d’horlogerie Michel-Épenoy que Marc Gauthier a prévu de faire assembler ses premiers modèles automatiques. Sans piles ni aucun composant électronique, ses montres qui se rechargent d’un simple mouvement du poignet sont pour l’instant déclinées en quatre versions différentes.

Marc Gauthier, 31 ans, a quitté la Suisse pour créer sa propre marque.


Ses montres se veulent un peu à l’image du caractère des gens du Haut-Doubs desquels l’entrepreneur se sent si proche : “C’est-à-dire la sobriété, la simplicité, mais aussi l’élégance et cette touche de pep’s et de légèreté également propre aux gens d’ici qui savent relativiser les choses. Ce sont des montres qui ressemblent à ce terroir” estime Marc Gauthier.
En lançant sa propre marque, le jeune Maîchois se remémore ses jeunes années. Nous sommes alors au début des années 2000, quand l’horlogerie française à l’agonie dans sa grande majorité finit de péricliter et qu’en parallèle la montre suisse monte en puissance. “Je trouvais si triste de voir les ateliers français fermer les uns après les autres. Je me suis toujours dit que si un jour je pouvais créer une marque, ce serait mon rêve…” Un rêve qui devient aujourd’hui réalité. La prochaine étape, et c’est là un nouveau rêve, serait de “pouvoir recréer un jour un atelier à Maîche avec des horlogers qui y travaillent” dit-il. À 31 ans, tous les rêves sont encore permis.

Plus d’infos sur https://pinet-montrivel.com