Armés de battes de base-ball et de mortiers d’artifices, une bande venue de Pontarlier a semé la zizanie dans les rues de Morteau il y a quelques semaines. L’enquête de gendarmerie arrive à son terme, des interpellations ont eu lieu.

Une horde de jeunes en provenance de Pontarlier a semé le trouble au centre-ville de Morteau deux nuits consécutives fin août. Venus en découdre avec une autre bande du Val de Morteau sur fond de querelle amoureuse, ils ont violemment pris à partie un jeune de Villers-le-Lac scolarisé à Pontarlier.

La scène, répétée deux soirs d’affilée, s’est déroulée en plein centre-ville de Morteau, aux abords de l’hôtel de ville. Rixe, utilisation de mortiers d’artifice, maniement de pistolets à grenaille, cette descente de petites frappes n’avait qu’un but : terroriser et punir les membres d’une autre bande, et notamment un individu, sur fond de vengeance personnelle.

Cette photo a été prise dans la nuit du 29 au 30 août dernier. Six semaines après les faits, l’enquête de gendarmerie a abouti à l’arrestation de plusieurs jeunes.

Cette nuit-là, les riverains du centre-ville ont été réveillés vers 1 h 30 du matin par des bruits d’explosion. L’usage de mortiers d’artifice, inédit à Morteau, a accompagné la violence des coups donnés à un individu qui a terminé sa nuit aux urgences. Rebelote le lendemain avec le retour de la même bande d’une bonne trentaine d’individus venus de Pontarlier pour « achever le travail ». Le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie basé à Montbenoît et la brigade de recherches de la gendarmerie de Pontarlier se sont immédiatement saisis de l’affaire. « La piste du trafic de stupéfiants a rapidement été écartée, on a eu affaire à une opération organisée de règlement de comptes » observent les services de gendarmerie.

Alerté, le maire de Morteau a rapidement contacté le maire de Pontarlier ainsi que les associations turques du Val de Morteau dont sont issues les principales victimes de ces opérations commandos. L’enquête diligentée par la gendarmerie a pu rapidement progresser grâce aux caméras de vidéoprotection installées sur le territoire de la communauté de communes dont les images ont permis de suivre l’itinéraire des sauvageons depuis leur arrivée de Pontarlier jusqu’au centre-ville de Morteau.

Quelques semaines après les faits, tous les protagonistes de cette expédition punitive ont pu être identifiés, et quelques-uns ont déjà été interpellés pour mener les interrogatoires. « Peu importe l’origine et les raisons de cette violence et même s’il ne s’agit pas de trafics de drogue mais de simples règlements de comptes entre rivaux amoureux, ces actes sont tout à fait inadmissibles et intolérables dans une ville comme Morteau. On n’avait jamais vu ça et on ne veut plus jamais le revoir » s’indigne Cédric Bôle, le maire de Morteau qui salue le travail conduit par les services de gendarmerie. « On espère des sanctions à la hauteur de la gravité de ces faits » ajoute le premier magistrat de la ville.


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