(reportage réalisé avant le confinement)

Michel Saint-Hillier, agriculteur à Osse, 22 ans seulement, a déjà une idée très précise du mode d’agriculture vers lequel il veut tendre.

A la tête de la ferme familiale depuis janvier 2018, jusque-là détenue par Jean-Marie, son papa, le jeune agriculteur a décidé de planter 3 000 plants d’arbres autour de son bâtiment situé entre Osse et Nancray. Cela équivaut à 1,2 km de haies !
Depuis la route départementale, impossible de les rater. Il a bénéficié de l’aide technique et financière de la fédération départementale des chasseurs du Doubs, de l'Agence de l'Eau, et de la Région pour planter 37 essences différentes. Les élèves de la MFR des Fins et du lycée François-Xavier à Besançon ont prêté main-forte dans ce chantier mené durant l’automne et l’hiver. “J’ai 22 ans, c’est maintenant qu’il faut commencer pour entrevoir les effets positifs à plus long terme. Mon but, c'est de développer une ferme avec des arbres autour pour tendre vers l’agro-foresterie. Ce n’est ni plus ni moins que du bon sens paysan” témoigne l’exploitant.

Le paillage protège les plants dans une parcelle, à Osse.

Les haies ont des vertus : ombre pour les 30 vaches de Michel qui produisent du lait à comté (transformé à la coopérative de Bouclans), un coupe-vent, un espace de biodiversité... Des inconvénients aussi : il faut les entretenir.
Installés sur 18 hectares, les haies empiètent sur 25 ares mais doivent apporter du phosphore au champ. Lorsqu’il va tailler, Michel espère récupérer le bois pour en faire des plaquettes qui remplaceront les paille pour les vaches. Astucieux.