À 26 ans, Maxime Ravet a entamé un périple aussi fou que passionnant, aussi long que minutieusement préparé. Il va parcourir à vélo pendant 9 ans 79 pays et réaliser près de 138 000 kilomètres. Le Saint-Vitois partage ses aventures afin d’offrir à tous une fenêtre ouverte sur le monde.
Il a pris le départ le 20 juillet. Il était temps, car le jeune homme commençait à avoir sérieusement les jambes qui démangent. Il faut dire que le Saint-Vitois planifie son périple autour du globe depuis près dix ans. À 26 ans, Maxime Rivet entame un tour du monde à vélo qui devrait durer 9 ans. “Au début, je voulais juste visiter des pays. À 18 ans, je suis allé en Espagne à vélo, c’est là que j’ai découvert que c’était le meilleur moyen de visiter”, s’enthousiasme le jeune homme, quelques jours avant le départ.
Pour s’entraîner, il a réalisé des “petits voyages”, comme il dit : Saint-Vit-Clermont-Ferrand, Bordeaux-Toulouse. Son projet a commencé à prendre forme alors qu’il avait 12 ans. Un rêve un peu fou mais soigneusement préparé. Dans un grand porte-documents plastifié, Maxime a détaillé son itinéraire et chacune des étapes de son aventure qu’il a baptisée Waypoint.
En 9 ans, le jeune homme a prévu de traverser 79 pays et de parcourir 137 626 km. “Dans chaque pays, j’ai sélectionné les plus beaux endroits à voir”, souligne-t-il. La première partie de l’aventure — déjà financée grâce aux économies du jeune homme (35 000 euros estimés) — passe par l’Afrique, le long de la côte ouest, puis l’Amérique du Sud et centrale. Selon les visas et la taille du pays, Maxime a prévu de rester plus ou moins longtemps : 10 jours au Togo contre 2 mois et demi au Maroc, trois mois en Argentine, trois mois au Brésil, à raison d’une cinquantaine de kilomètres quotidiennement.
La seconde partie de son périple traversera l’Asie, l’Asie centrale et le sud de l’Afrique. Pour payer les 40 000 euros estimés de frais, Maxime s’octroie deux ans entre chaque partie pour travailler en Australie. La longue séparation d’avec sa famille et ses amis reste le point difficile. Mais Maxime sait qu’il retrouvera ses proches à certaines étapes. Pour bien démarrer, sa maman l’accompagne les premiers kilomètres, jusqu’à Biarritz.
Si le mot d’ordre de son aventure est la rencontre, Maxime, qui exerçait le métier de professeur d’A.P.A. (activité physique adaptée) dans un groupe d’entraide mutuelle (G.E.M.) n’oublie pas non plus la transmission. Il a noué un partenariat avec l’école primaire de Dannemarie-sur-Crète. “J’ai une petite mascotte que les élèves ont baptisée Dany Crête. Je vais prendre des photos de la peluche que je leur envoie. J’enverrai aussi des sons de musique traditionnelle du pays dans lequel je suis, de la danse, de la nourriture, des lieux. Les professeurs travailleront sur ce qu’ils veulent. Je voulais toucher tous les publics.” Maxime aimerait être une fenêtre sur le vaste monde. Il est possible de suivre ses aventures sur ses réseaux sociaux.
