Projet long et coûteux, la réhabilitation de la station d’épuration de Villers-le-Lac franchit un nouveau cap. Les travaux débutent en janvier pour une fin estimée en 2028.
Sauf si la neige s’invite à la dernière minute, les premiers travaux dans le cadre de la réhabilitation de la station d’épuration débutent en ce début d’année. Enfin, pourrait-on dire. “Ça fait 15 ans que j’entends parler de cette station d’épuration. Il fallait que toutes les planètes soient alignées”, remet la maire Dominique Mollier.
Âgée de 40 ans, la station d’épuration actuelle, si elle n’est pas obsolète, ne correspond plus aux normes européennes. À titre d’exemple, les bassins de rétention à ciel ouvert ne sont plus autorisés, ils doivent être couverts. La réhabilitation complète, sous la maîtrise d’ouvrage de la communauté de communes du Val de Morteau, est confiée au groupe Suez Hydrea qui fait travailler des entreprises locales : Ruggeri, Vermot T.P. ou encore Balossi Marguet. La maîtrise d’œuvre est assurée par le cabinet Berest.

La station actuelle est dimensionnée pour 5 667 équivalents habitants, Villers-le-Lac ayant 5 300 habitants, parmi lesquels tous ne sont pas raccordés au réseau, comme ceux du Chauffaud. Si elle n’est pas sous-dimensionnée à l’heure actuelle, la station d’épuration verra sa capacité augmenter pour atteindre 8 200 équivalents habitants. De quoi pouvoir amortir l’arrivée de nouveaux habitants et de nouvelles structures sur le long terme. Des panneaux solaires sur près de 500 m2 permettront une économie estimée de 33 000 euros par an. La station étant située en face de la Suisse, il a été évoqué à un moment donné, un projet de station d’épuration avec Les Brenets. Or, la commune est depuis passée quartier du Locle, l’idée a été abandonnée.
L’investissement pour cette réhabilitation se monte à 13 millions d’euros T.T.C. “Une commune toute seule ne pourrait pas lancer ce type de projet, souligne Dominique Mollier. Depuis une vingtaine d’années, la compétence assainissement est portée par la C.C.V.M. Nous étions très en avance. Je vois la différence avec des communautés de communes voisines.”
La collectivité compte 5 stations d’épuration dont celle, récente, de Grand’Combe-Châteleu et celle de Villers-le-Lac qui sera à la pointe de la technologie. Les boues seront notamment asséchées, générant un gain sur le transport. “Si tout va bien”, comme le souligne la maire, les travaux devraient se terminer en 2028. La gageure de ce chantier étant de réhabiliter la structure tout en la faisant fonctionner. “On va utiliser des équipements qu’on va transformer en même temps”, poursuit la première édile. La famille Pugin, qui il y a déjà 40 ans, avait vendu le terrain où se trouve la station, a cédé 1 700 m2 afin de pouvoir étendre les bassins de rétention des eaux.
Par ailleurs, depuis 10 ans, des travaux de raccordement au réseau et de réseaux séparatifs ont été réalisés dans la commune. La dernière portion a concerné du secteur de l’Hôtel de France jusqu’à la station.
