Depuis sa reprise par Terre Comtoise en 2019, l’entreprise de Flagey a vu sa production évoluer de 64% pour atteindre l’objectif de 82 millions d’oeufs en 2026. Une croissance fidèle à ses valeurs. De l’aliment pour les poules à la commercialisation des oeufs: Coquy joue plus que jamais la carte d’une filière 100 % franc-comtoise avec la coopérative Terre Comtoise
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Coquy fêtera son 70ème anniversaire cette année. En effet, en 1956, Albert et Marguerite Bourgon, fondateurs de la marque, relèvent le défi de faire un œuf régional. Coquy fait désormais partie prenante du patrimoine alimentaire régional que ce soit au rayon œufs ou en croisant chaque jour les camions de livraison qui sillonnent les routes pour distribuer leurs précieuses cargaisons.
En 2019, la société Coquy a été reprise par Terre Comtoise associée à deux autres coopératives : Bourgogne du Sud et Bourgogne Céréales. Les nouveaux propriétaires ont investi 5 millions d’euros dans la construction d’un centre de conditionnement ultra-moderne capable de calibrer 130 millions d’œufs à l’année, dans le futur.
Pour 2026, Coquy ambitionne de produire 82 millions d’œufs contre 72 millions l’année dernière et environ 50 millions d’œufs à la reprise en 2019. “On gère six poulaillers en direct à Flagey et on travaille avec 10 éleveurs associés, tous installés en Bourgogne-Franche-Comté. Au total, cela représente 300 000 poules”, explique Fabrice Delval, le directeur des opérations.

Coquy se positionne sur trois gammes d’œufs : sol, plein air et bio. Georges Bourgon, le fils du fondateur, était déjà sorti de la gamme “œuf cages” depuis plus de 15 ans. L’intégration régionale concerne également l’aliment fourni en totalité par Terre Comtoise. “Toute la matière première (céréales, soja) qui entre dans la composition de la formule de l’aliment est cultivée en Bourgogne-Franche-Comté. Les céréales sont transformées au moulin de Dannemarie-sur-Crète qui appartient aussi à Terre Comtoise. Les poules Coquy consomment chaque année 12 000 tonnes d’aliment non-O.G.M., sans antibiotiques et riche en Oméga 3”, détaille le directeur.
L’entreprise de Flagey emploie 40 collaborateurs. “On a 12 chauffeurs-livreurs-merchandiseurs qui assurent la livraison, la mise en rayon et la prise de commande. 400 000 œufs sortent chaque jour du centre de conditionnement pour être distribués dans un rayon de 100 km. On livre également quelques centrales d’achat, cela représente 20 % du business. Au total, on travaille avec 280 clients livrés entre une et trois fois par semaine.” Le directeur ajoute aussi que l’entreprise est engagée dans la démarche R.S.E. qui repose sur trois piliers : économique, social et environnemental.

Le fonctionnement entre l’entreprise Coquy et les 10 élevages associés est assez logique : Terre Comtoise apporte l’aliment, en contrepartie, l’éleveur fournit les œufs vendus par Coquy auprès de ses clients. “Aujourd’hui, on livre tous nos clients malgré des commandes croissantes. D’autres demandes sont en étude en parallèle de nos futurs élevages.”
Deux raisons principales expliquent la pénurie d’œufs en France. La consommation d’œufs par habitant a progressé alors que, dans le même temps, beaucoup d’élevages “œufs cages” ferment progressivement. Un effet ciseaux qui s’équilibrera d’ici un ou deux ans le temps que sortent de terre de nouveaux élevages sol, plein air ou bio. “Il manquerait aujourd’hui 300 élevages de 20 000 à 30 000 poules pour répondre aux besoins du marché français.”
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