L’autre fierté de l’agriculture comtoise a remporté haut la main le concours inter-races de chevaux de trait. Les glorieux représentants de l’Association Nationale du Cheval de Trait Comtois sont montés sur six podiums pour huit épreuves disputées. De quoi écraser la concurrence.
L’Association Nationale du Cheval de Trait Comtois (A.N.C.T.C.) était représentée par 11 chevaux : 5 mâles et 6 femelles sur le concours modèle et allures et par 4 chevaux sur les autres épreuves : attelages en paire ou en simple, cheval monté… Au trophée d’utilisation en paire qui intègre trois épreuves, c’est Mickaël Robert, éleveur de comtois à Nancray qui s’impose devant les huit autres races de trait français.
Au trophée d’utilisation en simple, un autre éleveur de comtois installé en viticulture dans le Var décroche aussi la victoire. Au trophée du cheval monté, le représentant de l’A.N.C.T.C. termine à la 7ème place. “Au cumul des trois trophées, les chevaux comtois sont encore vainqueurs. C’est une belle image de la polyvalence de ce cheval. Cette année, avec l’absence des bovins au hall 6, on a pu présenter un spectacle de comtois organisé par Jérôme Sefer, éleveur à Geneuille” indique Jean-Philippe Bart, vice-président de l’A.N.C.T.C.

Sur le concours modèle et allures de la race comtoise, François Perrin d’Orchamps-Vennes l’emporte chez les étalons avec Napoléon 7. Ce cheval avait déjà terminé vainqueur du National à Maîche en août dernier. “C’est une confirmation” note le responsable. Chez les juments, c’est Nectarine de Chausse qui l’emporte. Cette pouliche est la propriété de Geneviève Barrière installée à Yssingeaux en Haute-Loire.

L’actualité de la filière du cheval comtois s’articule autour des débouchés économiques et du sanitaire. “Avec la chute des cours de la viande chevaline à l’export, on travaille à l’organisation d’une filière locale axée sur la valorisation de la viande de poulain comtois. On a déjà un abattoir spécialisé sur les chevaux à Champagnole, un centre d’allotement à Saint-Germain-en-Laye. On aimerait s’appuyer sur une structure existante pour développer un marché de consommation local. Ce marché existe déjà mais de façon dispersée. Il faudrait l’organiser de façon collective avec une marque régionale et que chacun s’y retrouve, y compris les éleveurs” ajoute M. Bart.
L’autre enjeu sur lequel travaille l’A.N.C.T.C. est lié au sanitaire. “On étudie la possibilité de créer une filière équine au sein du Groupement de Défense Sanitaire. Le Doubs, berceau du comtois, doit jouer un rôle moteur dans cette démarche”, souligne le vice-président de l’A.N.C.T.C.
