Avec une qualité microbiologique en nette amélioration, la C.C.P.M. et son délégataire Véolia garantissent aux habitants du plateau une des meilleures eaux potables du Doubs.
Rendez-vous avait été pris à l’usine de traitement de Blanchefontaine pour officialiser le prolongement de la délégation de service public à Véolia jusqu’en 2030. “La santé de nos habitants n’est pas négociable. Sur le pays de Maîche, nous faisons preuve de la plus haute exigence concernant la qualité de notre eau”, observe Franck Villemain, le président de la communauté. “La quasi-absence de P.F.A.S. (les fameux polluants éternels) et l’amélioration notable de la qualité de nos 28 réseaux de distribution prouvent l’efficacité de notre gestion. Avec la prolongation de notre partenariat avec Véolia, nous accélérons encore nos investissements pour moderniser nos infrastructures et garantir une sécurité sanitaire irréprochable pour l’avenir”, poursuit-il.

Le site de Blanchefontaine à Goumois est vital car il représente la majorité des ressources totales du territoire (environ 85 %). Il est composé d’une source superficielle et d’un forage à 170 mètres de profondeur. La station est équipée de pompes extrêmement puissantes capables de remonter l’eau dans le réservoir d’Urtière, 500 mètres plus haut que la vallée du Doubs. “Nous avons un rendement exceptionnel du réseau à 85 %. Les pertes et fuites sont minimes pour une installation implantée en milieu rural”, se félicite Pierre Minot, le directeur régional de Véolia. Il en profite d’ailleurs pour remercier l’équipe de 7 salariés dirigée par Cédric Thévenot ainsi que ceux de la C.C.P.M. dédiés à ce service essentiel.
Ce réseau est constitué de 28 ressources, 64 réservoirs et 486 kilomètres de canalisations pour livrer 1,350 million de mètres cubes à 8 804 abonnés. Des systèmes de télésurveillance et de télégestion facilitent et sécurisent le bon fonctionnement des différentes étapes du traitement. “Nous avons démarré le contrôle sanitaire de ces P.F.A.S. depuis mars 2025 et les résultats démontrent un taux souvent nul ou très faible (largement inférieur à la norme)”, constate Simon Bellec, chef de l’unité territoriale Santé-Environnement Nord Franche-Comté de l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé). “Nos efforts conjoints avec Véolia nous ont permis d’augmenter sensiblement le taux de conformité microbiologique à 97,5 % en 2025 contre 90,5 % en 2018”, ajoute Franck Villemain.

Après la désinfection par U.V., il reste parfois nécessaire de procéder à une javellisation. Pour ceux que l’odeur ou le goût incommode quand on tire de l’eau directement du robinet, il est simplement recommandé de la verser préalablement dans une carafe pour pallier ces inconvénients. “La C.C.P.M. investit annuellement 1 million d’euros pour l’eau et 1 autre million pour l’assainissement. Mon principal souci aujourd’hui est l’inévitable désengagement financier de l’Agence de l’eau pour nos subventions futures, sujet d’importance qui fera l’objet d’une réunion à l’automne prochain avec le Préfet du Doubs”, conclut Franck Villemain.
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Les P.F.A.S., ou substances per- et polyfuoroalkylées
Multiples composés chimiques fabriqués depuis les années 1940, ces “polluants éternels” se dégradent extrêmement lentement dans l’environnement. Ils résistent à l’eau, aux graisses, aux taches et à la chaleur et sont donc utilisés dans de nombreux produits du quotidien (poêles anti-adhésives, vêtements imperméables, certains emballages alimentaires, mousses anti-incendie et divers produits industriels). En raison de leur grande stabilité, les P.F.A.S. peuvent s’accumuler dans les sols, les cours d’eau, les animaux et le corps humain. Des études scientifiques révèlent des effets sur la santé, notamment des perturbations du système immunitaire, des troubles hormonaux, une augmentation du taux de cholestérol et un risque accru de contracter certaines maladies. On retrouve des P.F.A.S. dans de nombreuses régions du monde, y compris dans l’eau potable. Leur persistance dans l’environnement et leurs effets potentiels sur la santé en font aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’environnement.n
