Seul office public de l’habitat dans le Doubs, dont la collectivité de rattachement est le Département, le bailleur social Habitat 25 gère 10 000 logements. Dont environ 2 000 sur la bande frontalière et le premier plateau.
C’est l’un des plus vieux bailleurs sociaux. Créé en 1919, Habitat 25 qui ne portait pas encore son nom, a construit ses premiers logements il y a cent ans, dans le quartier des Pareuses à Pontarlier. Aujourd’hui, ces logements n’existent plus, au profit d’autres plus modernes et adaptés aux besoins contemporains.
“La particularité des bailleurs sociaux est de construire des logements de la meilleure qualité à l’époque où ils sont construits”, souligne Lucie Louvet, d’Habitat 25. Dans leur parc social de 10 000 logements, des travaux sont constamment engagés pour améliorer la performance énergétique et adapter les habitations. “9 logements sur 10 ont une étiquette énergétique A, B, C, ou D, contre 69,7 % en France, nous avons une qualité supérieure en termes de performance énergétique”, observe Lucie Louvet.

303 réhabilitations du parc existant ont ainsi été réalisées. 138 créations de logements (construction ou réhabilitation de vieux bâtiments) ont émergé. À Damprichard, rue des Primevères, le bailleur social construit 17 logements en petits collectifs, à l’emplacement d’un ancien immeuble d’Habitat 25, ne correspondant plus aux besoins et qui a été démoli il y a quelques années. Les travaux sont en cours pour une livraison en 2027. À Bonnétage, huit logements sociaux ont trouvé leur place dans une ancienne ferme. Dans le Haut-Doubs forestier, Habitat 25 mène un programme de réhabilitation de l’ancienne fromagerie de Septfontaine, transformée en 8 appartements du T2 au T4, la demande se portant principalement sur de petits logements.
Au 31 décembre 2025, 441 logements Habitat 25 étaient en chantier, comme les 15 logements, à Valdahon, rue de Bellevue (maître d’œuvre : Atelier architecture Tissot) qui devraient être livrés à la fin de l’année. “Les territoires ont besoin de développer du logement en général. Nous venons répondre à des besoins. Les territoires ruraux ont peu de logements en location. L’année dernière, 16 logements ont été faits à Avoudrey. On vient redonner une nouvelle offre, cela permet de faire venir de nouvelles familles”, observe Lucie Louvet.
Habitat 25 gère près de 2 000 logements sur la zone frontalière et le premier plateau (3 000 sur Pays de Montbéliard Agglomération et 4 800 sur le Grand Besançon élargi). Seul office public de l’habitat du Doubs, rattaché au Département, Habitat 25 est émaillé sur tout le territoire et y assure des permanences et des points d’accueil.
Dans le Doubs, “les bailleurs sociaux sont plutôt en bonne santé financière”, se félicite Jacqueline Cuenot-Stalder, présidente d’Habitat 25 et vice-présidente du Département en charge du logement. Zéro actionnaire, zéro subvention pour le fonctionnement, tout est réinvesti dans les logements, comme le précise Habitat 25. “Considérant que nous avons des subventions liées aux opérations, le livret A finance le logement social, explique Lucie Louvet. Les financements que l’on obtient permettent de faire des loyers plus bas.” 70 % de la population est éligible à un logement social.
