Georges Teixeira et Olivier Bentz se sont associés pour reprendre cet hôtel-restaurant, véritable institution locale longtemps tenue par la famille Choulet.

Les hasards de la vie semblent au rendez-vous de cette reprise longtemps espérée par les habitants de la région. “On s’est rencontré tous les deux en Birmanie, à une période de notre vie où l’on souhaitait entreprendre quelque chose de nouveau”, se souvient Olivier Bentz, le maître d’hôtel. “J’avais alors appris que le Moulin du Plain était à vendre, mais l’affaire était trop grosse pour la reprendre seul et il me fallait donc faire appel à un ami. Incroyable signe du destin, j’y avais fait mon apprentissage il y a 35 ans”, s’amuse Georges Teixeira, le chef natif de Damprichard.

Les deux repreneurs ont bien bourlingué avant de poser leurs valises. Georges a réalisé une grande partie de sa carrière en Alsace, en Suisse puis en Birmanie. Olivier a débuté dans des établissements prestigieux en France puis s’est envolé vers Miami, New York et Los Angeles. Quelques étapes en Amérique du Sud, puis vient la rencontre avec Georges en Asie. Il leur aura fallu moins d’une année pour monter le dossier, obtenir leur financement et ouvrir le 14 février dernier.

“Les clients sont ravis, ils étaient attachés à ce lieu. Je travaille les mêmes produits qu’auparavant, à ma manière, et je propose une petite carte qui se renouvellera tous les deux ou trois mois”, précise le chef.
Georges Taxera (à gauche) et Olivier Bentz, les deux repreneurs de l’hôtelrestaurant Le Moulin du Plain devant leur établissement.

Le mot d’ordre est fraîcheur et produits en circuits courts. Les truites passent directement du vivier à la poêle, les fromages viennent des fromageries d’Indevillers et de Trévillers. Viandes et charcuteries sont proposées par la boucherie Ligier de Villars-sous-Dampjoux et l’escargot des Chazeaux vient de Gonsans. Les pâtisseries maison sont complémentées par les glaces artisanales de la ferme d’Aïssey.

“Nous allons bien sûr développer l’hôtel de 22 chambres et travailler une offre sur des événements familiaux (mariages, départ en retraite, baptêmes…) mais aussi des séminaires car nous offrons le plus beau des bureaux pour un retour aux sources et à la nature”, s’enthousiasme Olivier.

Leur but est de stabiliser l’activité pour cette première saison et ils attendent avec impatience la saison estivale pour prendre leurs marques. La période d’ouverture de l’établissement sera sensiblement allongée. “J’ai toujours voulu travailler la chasse et j’espère bien mettre à l’honneur le gibier à plume à l’automne prochain”, confie Georges.

“Même si la pêche, qui a fait le succès du lieu, est en forte baisse pour les raisons que l’on connaît tous, le tourisme vert (marche, randonnée ou V.T.T.) est en plein boom. Nous allons faire découvrir à nos amis touristes les sites incontournables et promouvoir la culture et les produits régionaux”, ajoute Olivier, ravi que leur établissement soit une étape idéale sur les itinéraires pédestres et cyclistes des G.R. 5 et de la G.T.J. (Grande Traversée du Jura).

“Nous développons également une carte snacking avec exclusivement du fait maison pour l’été prochain et avons bien sûr plein de projets en tête pour l’avenir”, concluent Georges Teixeira et Olivier Bentz.

Cet article vous est proposé par la rédaction du journal C'est à dire, distribué à + de 30 000 exemplaires sur le Haut-Doubs.
Pour devenir annonceur et booster votre visibilité, cliquez sur l'image ci-dessous
Publicité journal C'est à dire