Cinq praticiennes ont décidé de mettre en place une écoute psychologique gratuite pour répondre aux personnes du Haut-Doubs et d'ailleurs qui éprouveraient le besoin de se confier.

Psychologue qui utilise aussi le cheval comme médiateur, Marie-Jeanne Pugin s'est associée avec quatre autres collègues pour mettre en place cette écoute téléphonique.

Elles sont cinq : Rachel Amez, Françoise Boissenin, Delphine Letoublon, Marie-Jeanne Pugin et Valérie Weber à l'origine de cette initiative effective depuis une semaine.
Comme d'autres professions paramédicales, les psychologues ont fermé leur cabinet de consultation, du moins ils ne font plus d'accueil physique.
"Je propose à ceux qui le souhaitent de passer à la téléconsultation mais j'ai peu de retours", constate Marie-Jeanne Pugin, pyschologue à Villers-le-Lac. D'où l'idée dans ces circonstances de travail au ralenti de mettre en place un service d'écoute psychologique partagé et surtout gratuit, sans limite géographique. Pour se sentir utile. Techniquement, un jeu d'enfant avec un transfert d'appel tournant en fonction des horaires de permanence des cinq professionnelles.

Ecoute psychologique gratuite : 03 81 67 23 93

Cette écoute psychologique fonctionne le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 11h à 21h. "Pour l'instant, on est cinq avec trois autres collègues prêts à se joindre à nous." Pas besoin non plus d'être déjà engagé dans une thérapie pour solliciter ce service. "On part du principe que cette période de confinement peut générer de l'isolement, des craintes, des angoisses, du repli sur soi. On est là pour aider et accompagner toutes les personnes qui voudraient exprimer leur troubles, en discuter", poursuit Marie-Jeanne Pugin.
Avec une semaine de recul, le service se limite, pour l'instant, à quelques appels par jour. A la grande surprise des cinq psychologues qui pensaient être davantage appelées. Pas facile sans doute de se faire entendre et connaître dans le brouhaha de la communication numérique. Sachant aussi que toutes les personnes fragilisées psychologiquement par la situation actuelle n'ont pas forcément l'envie ou les moyens d'aller chercher l'information sur le Net.