La prochaine Saint-Éloi se tiendra le 27 novembre à la salle de l’Escale à Morteau. Le programme de conférences de cette soirée conjugue l’histoire de l’horlogerie au passé, au présent et au futur. Découverte de nouveaux talents.

En accueillant Édouard Nicod parmi les intervenants qui animeront cette soirée horlogère, les organisateurs misent sur l’avenir de la profession. À 19 ans, cet étudiant du lycée Edgar-Faure vient de s’illustrer en terminant à la seconde place du Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain.

Après son C.A.P. et son B.M.A., Édouard Nicod a décidé de poursuivre sa formation en préparant le Diplôme National Métiers d’Art et Design, mention objet. « C’est la suite logique. J’avais envie de continuer car je ne suis pas du tout intéressé par un poste d’opérateur en horlogerie en France comme en Suisse » dit-il.

À 19 ans, Édouard Nicod fait une entrée prometteuse dans le monde horloger en terminant second du Prix Cartier des talents des jeunes horlogers.

Le thème du concours 2025 de la maison Cartier était « Changeons d’équilibre, voyons et appréhendons le temps autrement ».

Comme des dizaines d’autres candidats, Édouard Nicod a décidé de postuler à l’automne 2025. « Il faut remplir trois conditions : présenter son projet dans un texte de 1 500 caractères, faire une petite vidéo, et réaliser une page de dessins. La manufacture impose le mouvement qui sera utilisé pour préparer ce concours, à savoir un Cartier 012. » L’étudiant mortuacien qui est cette année en première année de D.N. Made a choisi de fabriquer une horloge de table à sujet. « L’équilibre ne naît pas de la symétrie mais du contraste. Dans ce prototype, le socle est cadran, l’aiguille est mobile et le mouvement est expressif. C’est lui qui se déplace », décrit le jeune horloger.

Pour mettre au point son projet, il avait un professeur référent. Il a sollicité pas moins d’une cinquantaine de personnes qui l’ont bénévolement conseillé pour tel ou tel aspect : sertissage, micromécanique, traitement de surface… « Cela représente au moins 80 heures de travail étalées sur trois mois uniquement pour la réalisation, sans compter la partie développement. J’avais l’autorisation du lycée pour travailler dans l’atelier horlogerie de l’établissement. » Chaque candidat retenu pour participer au concours disposait d’un budget de 500 euros vite dépensé dans les matériaux.

À l’issue du dépôt des dossiers de candidature, il ne restait plus que 12 sélectionnés puis 6 à venir présenter leur projet le 30 mai dernier devant le jury du concours. « On était jugé sur la qualité technique, le lien avec le thème, l’aisance orale. J’ai fait le choix d’intégrer dans l’horloge de multiples références qui font l’A.D.N. de Cartier : les index, le code couleur, la panthère… », poursuit Édouard Nicod qui se voit bien commencer sa carrière dans deux ans chez un indépendant où il puisse faire ses gammes. « Ce qui me fait vibrer c’est la création » conclut-il.


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