"Je suis à 300%" témoigne le gérant d'une quincaillerie

Responsable d’un magasin de bricolage et de jardinage à Couvet (canton de Neuchâtel), Fabien Currit n’a jamais autant travaillé que ce printemps. Est-ce dû à la fermeture de la frontière ?

Suisse. La fermeture de la frontière profite-t-elle aux commerçants du Val-de-Travers ?
Fabien Currit, au second plan, gérant du magasin Outil Plus à Couvet, en Suisse.

Oui, les commerces en Suisse ont pris une claque mais moins forte que celle subie en France. “Déconfinés” avant les Français, nos voisins ont retrouvé peu ou prou leurs habitudes d’achat, à une différence près : ils ne peuvent pas acheter en France, la frontière étant toujours fermée. Le 27 mai, la Confédération annonçait la fin des mesures barrières pour les restaurants. Une aubaine pour les commerçants du Val-de-Travers qui, depuis 2005, multiplient la communication pour que les habitants consomment localement en offrant des rabais de 20% via une monnaie locale, en aidant les clubs et associations locales, etc.

La publicité des commerçants du Val-de-Travers lancée depuis 2015.

Responsable d’un magasin de bricolage et de jardinage au 16, Grande rue à Couvet, Fabien Currit craint-il la réouverture de la frontière, prévue le 15 juin ? “On craint sans la craindre. Le leitmotiv n’est pas de récupérer des clients qui vont acheter en France mais de choyer ceux qui restent en Suisse. Si on en récupère quelques-uns, tant mieux, mais on ne va pas perdre d’énergie” témoigne le chef d’entreprise qui est aussi président de Val Action, l'association de commerçants du Val. Dans les faits, il est submergé de travail : Je fonctionne à 300% ! Il y a de l’achat pour le jardinage, beaucoup de peinture car les clients rénovent leurs maisons, d’autres font des achats compulsifs.” Il fait donc partie des gagnants. La suite est à retrouver dans le prochain numéro de La Presse Pontissalienne (sortie 5 juin).