Lors de la cérémonie de voeux qui s’est tenue le 28 janvier devant plus de 450 personnes, le C.H.U. a annoncé, outre sa nouvelle identité, l’ouverture du service de médecine polyvalente de 12 lits (24 à terme), en aval des urgences.

Cette ouverture, ou plutôt réouverture de service de médecine polyvalente était attendue, comme le souligne le Pr Helder Gil, chef de service de médecine interne au C.H.U. Besançon Franche-Comté, dans lequel entre le service de médecine polyvalente.

Depuis le 2 février, le service de médecine polyvalente a officiellement rouvert au C.H.U. de Besançon, en face du service de médecine interne.

Ouvert en 2018, ce service avait fermé en 2022, faute de médecins. Et pourtant, les besoins sont là depuis longtemps “Le besoin d’un service de médecine polyvalente s’est fait sentir très tôt, au début des années 2010, remet le Pr Gil. Le vivier de population qui accumule les maladies est en train de s’alourdir et s’alourdira encore plus à l’avenir, notamment avec le vieillissement de la population.” Pour l’heure, 12 lits ont ouvert le 2 février, 12 autres le seront en novembre avec l’arrivée d’un deuxième médecin de médecine interne. En avril, arrivera un assistant généraliste pour renforcer l’équipe.

Concrètement, en quoi consiste ce service qui doit servir à désengorger les urgences ? “C’est un service qui n’est pas un service de spécialités. Il accueille des patients arrivés aux Urgences mais qui ne relèvent pas d’une spécialité identifiée”, explique le chef de service.

Il s’agit de patients accusant plusieurs pathologies, qui bien souvent, faute de savoir dans quel service de spécialité les diriger, restent sur des brancards aux urgences. Par exemple, une personne souffrant de grippe avec un problème cardiaque. Dorénavant, ce type de patients ira dans le service de médecine polyvalente. “Ce sont des gens qui arrivent aux urgences avec un problème mais qui ont une histoire médicale compliquée avec plusieurs pathologies. Ce problème ne peut pas se régler à domicile”, éclaire le Pr Helder Gil. Aucun patient ne peut entrer dans le service directement, il faut un passage aux Urgences.

En moyenne, avec 24 lits, plus de 1 000 patients par an passeront par la médecine polyvalente, ce qui fait entre deux à trois patients par jour redirigés par les Urgences. “Les urgences se jouent à 3 ou 4 patients par jour” argue le professeur. La durée moyenne d’hospitalisation dans ce service est estimée de 7 à 8 jours. 7 infirmières, 4 aides-soignantes, 2 médecins (à terme) et un assistant généraliste ont été embauchés pour le service de médecine polyvalente, situé en face de celui de médecine interne.

Au total, le directeur général Thierry Gamond-Rius l’a annoncé pendant la cérémonie de vœux, 370 postes ont été créés. La politique de résorption de l’emploi précaire a permis de fidéliser 600 agents. Malgré un déficit qui continue pourtant de diminuer (25 millions d’euros de déficit il y a trois ans contre 11 millions en 2025), 48 millions d’euros sont consacrés chaque année à l’investissement.