Alors que le parti E.E.L.V. s’est transformé en Les Écologistes depuis le 14 octobre, Évelyne Poix, co-secrétaire du groupe du Haut-Doubs et membre du bureau politique, est une figure montante du parti.

Elle est adhérente aux Verts depuis longtemps mais s’investit politiquement dans E.E.L.V. depuis deux ans maintenant. Évelyne Poix, co-secrétaire du groupe du Haut-Doubs et membre du bureau politique, l’avoue volontiers : le dynamisme de Dominique Voynet qui lui a tendu la main y est pour quelque chose.

Lors des Journées du Printemps en juin dernier, Évelyne Poix (à gauche), ici aux côtés de Dominique Voynet, Benoît Biteau, député européen, et Pascale Morer, porte-parole du parti dans le Doubs.

Habitant du côté de Vercel, cette professeure de musique confesse que les plus grosses difficultés restent le dialogue avec les chasseurs et les agriculteurs. “L’idée est de faire du lien, de se retrousser les manches et d’aller parler à des gens qui sont parfois très hostiles, remplis de clichés sur les Verts. Il faut arriver à casser la frontière et que les gens s’écoutent.” Bon an mal an, une période de compromis s’est ouverte depuis quelque temps entre Verts et agriculteurs. “Même si la discussion est conflictuelle, au moins on a écouté ce que les autres disaient. Il y a 12 ans, c’était impossible à concevoir”, reprend Évelyne Poix.

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Un nom à retenir

Au niveau national, Évelyne Poix noue aussi des liens, elle fait remonter les informations de terrain au parti national et vice-versa.
Pour Dominique Voynet, ancienne ministre, actuelle secrétaire régionale Les Écologistes, militante depuis 40 ans, Évelyne Poix fait partie des figures sur lesquelles il faudra compter à l’avenir. “On peut citer Évelyne Poix dans le Haut-Doubs, Anna Maillard à Montbéliard, Anne Perrin à Lons-le-Saunier ou encore Jocelyn Chenevier en Haute-Saône. Les gens sur lesquels on va compter demain, ce ne sont pas forcément des techniciens mais des gens enracinés sur le territoire qui connaissent ses forces et faiblesses, ses habitants. Je suis très attentive à l’ancrage territorial et aux capacités à mobiliser autour de soi. Il faut susciter de l’enthousiasme militant sinon on ne changera pas le monde. Le parti a tendance à se renforcer dans les lieux où les équipes ont gagné des villes. J’ai le sentiment qu’en Franche-Comté, les écologistes sont parfois isolés dans des territoires ruraux qui ne sont pas forcément faciles” analyse Mme Voynet.