Quand Marie Gauthier a lancé son service de garde d’animaux à Beure l’an dernier, elle ne s’attendait pas à un tel succès. L’ancienne traductrice répond à une demande croissante de maîtres, en quête d’une présence rassurante pour leurs compagnons en leurs absences.
L’été est la haute saison pour Marie Gauthier. À tel point que la jeune femme décale aujourd’hui ses congés en juin et septembre. “Noël et Nouvel an sont aussi généralement de grosses périodes, tout comme les ponts de mai.” Cette professionnelle reconvertie, passée notamment par les métiers de la traduction et de l’aide à la personne, ne s’en plaint pas. Amoureuse depuis toujours des animaux, elle se rend au chevet de différents petits protégés plusieurs fois par semaine voire par jour, directement à leur domicile. Pour les nourrir, les promener ou tout simplement passer du temps avec eux. “Je m’occupe des chiens, chats, N.A.C. hors reptiles (rongeurs, oiseaux, poissons… ) et des chevaux dans un rayon de 15 à 20 km autour de chez moi. La durée et le contenu de chaque visite sont personnalisables (allant de 20 minutes à trois quarts d’heure ou plus). Cela varie, tout dépend de ce à quoi ils sont habitués et s’ils sont indépendants.”

Une passion qui se retrouve dans ses engagements bénévoles. Investie dans l’association des chevaux de Colombey, à Devecey, qui vient en aide aux équidés maltraités ou abandonnés, elle s’implique aussi ponctuellement dans l’antenne bisontine de l’association Lianes, qui propose de la médiation animale et des services à domicile pour animaux.
Installée depuis l’été dernier, Marie Gauthier se voit sollicitée aussi bien pour des passages réguliers que pour des interventions ponctuelles. “On me demande d’intervenir lors de congés, sur des journées de travail décalées ou très longues, ou encore lors de déplacements professionnels.” Pour elle, ce recours croissant à la garde d’animaux n’a rien d’un effet de mode : il répond à un besoin de solutions professionnelles. “La manière de considérer son animal a évolué. Il est davantage perçu comme un membre de la famille, et ce type d’accompagnement rassure.” Les maîtres seraient ainsi plus nombreux à se tourner vers des professionnels qualifiés plutôt que vers un voisin ou un proche. Titulaire de l’A.C.A.C.E.D. (attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques), validée par le ministère de l’Agriculture, ainsi que d’une certification de premiers secours canin et félin, Marie Gauthier s’est formée pour exercer cette activité.

Dans cette zone où les chenils et pensions ne sont pas légion, la garde à domicile apparaît comme une alternative appréciée, même si elle peut coûter un peu plus cher (17 euros en tarif horaire), avec l’avantage de limiter le changement d’environnement des animaux. “Beaucoup vivent en semi liberté chez eux. Ils ont leurs odeurs, leurs habitudes. Cela évite un stress supplémentaire, en plus de celui de ne plus voir leurs maîtres.” Le devis, établi après une première rencontre, permet aussi d’établir le lien et la confiance avec les propriétaires, qui ne semblent pas si réticents à l’idée de confier les clefs de leur domicile. La professionnelle envoie ensuite des nouvelles et des photos après chaque passage : un geste simple et dans l’air du temps.
