Afin de réaliser des économies budgétaires, le Département du Doubs pourrait se substituer à l’État en tant que maître d’ouvrage sur le chantier de franchissement de Pontarlier, décidément bien complexe à boucler.
21 millions d’euros : la somme avancée pour le financement des travaux de franchissement au sud de Pontarlier devrait être la bonne. L’État devrait prendre en charge la moitié du coût global en tant que gestionnaire des routes nationales, le Département et la Région le reste, avec une participation d’1 million d’euros de la communauté de communes du Grand Pontarlier et une autre de la Ville de Pontarlier qui a entamé les opérations préparatoires (démolition de l’ancien Carrefour Market, etc.). Le syndicat des eaux de Joux devrait financer de son côté les travaux d’assainissement nécessaires.

Si la participation de chacun des partenaires reste à affiner, il pourrait encore y avoir des changements sur le montage financier de cette opération promise depuis de longues années, et à peine commencée. Selon nos sources en effet, c’est le Département du Doubs qui se substituerait à l’État pour prendre la maîtrise d’ouvrage de l’opération d’ensemble. La raison ? Des questions d’économies. “En effet, si le Département devient maître d’ouvrage, il pourra récupérer la T.V.A., ce qui est loin d’être négligeable sur une somme pareille, alors que l’État ne peut pas récupérer la T.V.A.” indique un expert local de la question.
Cette maîtrise d’ouvrage du Département concernerait l’ensemble du linéaire, entre le carrefour des Rosiers à La Cluse-et-Mijoux et le rond-point de la Gare à Pontarlier. Le maire de La Cluse-et-Mijoux, par ailleurs élu chargé des travaux à la C.C.G.P., ne cache pas son impatience. “C’est un dossier très compliqué à mener. J’espère qu’on lèvera toutes les dernières incertitudes à l’automne, et que nous verrons le début des travaux en 2027, mais je préfère rester très prudent” note l’élu local qui a suivi de près les rebondissements de ce dossier au long cours depuis deux décennies.
Un comité de pilotage mené par la D.R.E.A.L. doit avoir lieu à la rentrée avec les co-financeurs du projet pour éclaircir ces dernières zones d’ombre financières qui planent sur ce chantier très attendu par les riverains et les automobilistes pendulaires.
Encore des perturbations avant d’arriver à Pontarlier

Il y a quelques mois, les automobilistes en transit entre Besançon et Pontarlier ont eu la surprise d’être ralentis par un feu en alternat, à hauteur du hameau le Petit Paris sur la commune des Premiers Sapins. La chaussée a été partiellement condamnée par les services de la D.I.R.-Est gestionnaire du réseau routier national. Le nid-de-poule qu’on soupçonnait au départ s’est avéré être une cavité. “Cette cavité mesurait 2 X 2 mètres, sur une profondeur de 80 cm. Cela nous a conduits à neutraliser cette partie de la chaussée le temps de réaliser des études géotechniques” indiquent les services de la D.I.R.- Est voulant éviter à tout prix tout risque d’effondrement. En cause : “La présence d’un cours d’eau souterrain. L’hypothèse restait à confirmer” ajoute la direction des routes. Des travaux effectués jusqu’au 18 juillet ont consisté en la création d’une sorte de cloche en béton destinée à éviter d’obturer les écoulements d’eau, avant de procéder aux travaux de remblaiement. Ce phénomène avait déjà été par deux fois constaté du côté de Mamirolle, mais sur le bas-côté et dans une proportion moindre. Les dimensions de la cavité apparue au Petit Paris sont inédites
