L’établissement pour personnes âgées, sous le feu des critiques il y a quelques mois, redresse la barre, avec une nouvelle direction à sa tête. Et confirme un investissement de 17,5 millions d’euros pour de meilleures conditions de vie.
À l’automne dernier, le conseil de vie sociale de l’établissement avait tiré la sonnette d’alarme, dénonçant des conditions d’accueil voire un manque d’hygiène pour le moins critiquables. Ces carence laissaient de surcroît entrevoir une situation financière inquiétante avec un déficit de plus d’1 million d’euros (sur un budget global de 10 millions). Neuf mois après cet avertissement, la nouvelle gouvernance de l’E.H.P.A.D. Alexis-Marquiset semble avoir pris la mesure du problème et assez largement rectifié le tir.
“Les dernières évaluations qualité ont attribué à notre établissement la note de 3,6 sur 4, nous sommes sur la bonne trajectoire” affirme Mehdi Boudlal, le directeur délégué de l’établissement.
“Attention, il n’y a jamais eu de syndrome Orpéa ici !” relativise Stéphane Filipovitch, le directeur du Groupement psychiatrie et médico-social (G.P.M.S.) Doubs-Jura qui chapeaute l’établissement. “Cependant, il était évidemment nécessaire de tenir compte des remarques des familles et nous avons fait de nombreux efforts de réorganisation en interne pour cela.”
“Il y avait plus d’inquiétudes des familles qu’une vraie crise de confiance” ajoute Frédérique Bried, la directrice en charge de la filière médicosociale et gériatrique du G.P.M.S.
Les efforts entamés sous la houlette de la cadre supérieure de santé Emmanuelle Bouzenard commencent donc à porter leurs fruits. En cause notamment : le manque de douches pour les résidents. “Les résidents sont bien lavés tous les jours, il n’y a pas de doute sur ce point” appuie M. Filipovitch.
Cela semble donc aller mieux à Mamirolle et pour que ce sentiment se renforce encore, l’E.H.P.A.D. vient de confirmer son intention de construire de nouveaux bâtiments, notamment pour que chaque résident bénéficie d’une chambre individuelle, ce qui n’est pas systématiquement le cas aujourd’hui. Un projet à 17,5 millions d’euros qui comprend la construction d’une nouvelle aile. “On maintient le jardin commun qu’on va paysager, et on garde également la chapelle” indique la direction. La première pierre de ce nouveau bâtiment devrait être posée fin 2028 pour une ouverture en 2031.
Derniers motifs de satisfaction pour la direction après ces mois de tumulte : “On retrouve une situation financière saine” assure le directeur. Grâce à la fermeture de l'antenne de Saône (transformée en Centre de Ressources Territorial), 600 000 euros d’économies ont pu être réalisés. Enfin, le taux d’absentéisme des 115 équivalents temps plein, qui est encore de l’ordre de 10 %, est en forte baisse. Signe d’un certain apaisement en interne.
Après de longs mois de fièvre, l’E.H.P.A.D. de Mamirolle est en bonne voie de guérison. Les mesures de fermeture un temps brandies par l’A.R.S. semblent donc s’éloigner.
Zoom - Des climatiseurs contre la canicule
L’E.H.P.A.D. de Mamirolle, répondant à l’appel à projets récent du gouvernement, a fait la demande pour recevoir 6 nouveaux climatiseurs mobiles et une trentaine de nouveaux ventilateurs.
