Fondée en 1966 par les pionniers Jean-Louis Perrod et Serge Morel, la section handball du Club athlétique mortuacien (C.A.M.) continue à faire les beaux jours du sport mortuacien. L’anniversaire sera fêté le 13 juin.
L’anniversaire du C.A.M., le club de handball mortuacien, le 13 juin, sera l’occasion de réunir les anciens du club, et les actuels membres et joueurs qui forment, ensemble, une grande famille intergénérationnelle.
Pour le président du club Damien Chardaire, cet anniversaire du 13 juin (match amical sur herbe prévu l’après-midi et repas dansant à l’Escale le soir), sera aussi l’occasion de “fêter tous les licenciés, leurs parents, les anciens du club qui seront tous associés à cette dimension mémorielle. Cet événement est aussi le symbole selon moi d’une transmission de relais entre les générations, au sein d’un club qui a toujours fait de la formation sa priorité.”

Le C.A.M. est riche aujourd’hui de 200 licenciés, dans toutes les catégories d’âge, ce qui fait du club une des plus grosses associations sportives de la ville, derrière le foot. “Nous comptons une quinzaine d’équipes au total, de l’école de baby hand dès l’âge de 4 ans, aux équipes seniors. La compétition est un des axes du club, mais la formation reste l’axe majeur” complète le président d’un club qui a vu éclore quelques pépites dont certaines, à l’image de Chloé Valentini, brillent toujours au sommet du handball mondial. “Notre objectif est de continuer à former des futures Chloé. Chaque année, nous essayons de sortir quelques joueurs et joueuses qui vont ensuite s’épanouir dans d’autres clubs de haut niveau.” Chaque saison, le C.A.M. a quelques jeunes pousses sélectionnées dans l’équipe du Doubs, dont certains sont sélectionnés ensuite au niveau régional, voire national. Dernier exemple en date : l’intégration de Clémentine Chardaire en tant que joueuse professionnelle au sein du club de Clermont-Ferrand pour la saison prochaine. Les plus jeunes se distinguent aussi, à l’image des U13 sacrés champions régionaux de Bourgogne-Franche-Comté la saison dernière.

La relève est assurée au sein du C.A.M. qui a vécu d’autres grandes heures à la fin des années quatre-vingt-dix quand son équipe senior masculine avait atteint la Nationale 2. En 60 ans, le C.A.M. a eu une dizaine de présidents. Du pionnier, Maurice Droz-Bartholet qui avait fait de son Café du Commerce le siège du club, jusqu’à Damien Chardaire aujourd’hui, en passant par Jean-Claude Losa, Jean-Paul Lucas, Jean Mazzotti, Marc Karbiche, Ghislain Bournez, Édith Poncet-Rambaud, Thierry Finck, Cyrille Humbert et Raphaël Lucas. Nul doute que ceux qui sont encore là se donneront rendez-vous le 13 juin pour évoquer, avec les générations actuelles, l’évolution d’un club profondément enraciné dans son territoire.
Pour s’inscrire au repas du 13 juin : 60anscam@nordnet.fr ou au 06 07 18 67 74 (Marc)
Zoom - Jacques Vuillemez se souvient des débuts
Àl’occasion du soixantième anniversaire, le Mortuacien Jacques Vuillemez, dit Goumi, qui fut aussi un des premiers membres du club, livre son histoire du C.A.M. : “Dans le cadre du soixantième anniversaire du club de handball local Club Athlétique Mortuacien et de sa longue et belle histoire, le jeu des transferts est un vaste va-et-vient. Créé en 1966 à l’époque ou le football était roi dans tout le Val de Morteau, cette nouvelle discipline sportive a vite pris son essor pour devenir incontournable auprès de ses milliers d’adeptes. La politique du club voulait ne jamais retenir un de ses joueurs en partance pour un club qui jouait un plus haut niveau que celui de Morteau. C’est ainsi qu’hommes et femmes, Serge Marguet, Bernard Baud, Éric Luraschi, Adeline Bournez, Gladys Finck pour ne citer que ces derniers ont joué au plus haut niveau. Sans oublier Chloé Valentini !Pour ma part, j’ai découvert le hand à l’école d’Horlo de Besançon lors de la saison 1964- 1965, une saison avant la création du C.A.M. J’ai aussitôt craqué pour ce sport tant en U.N.S.S. qu’avec le H.B.C.B. (handball club bisontin) avec les frères Rameaux et ensuite avec l’E.S.B. avec Vincent Fuster qui était mon prof de maths-physique au Lycée et mon entraîneur à l’E.S.B. J’ai d’ailleurs fait partie des toutes premières équipes de hand à avoir inauguré le Palais des sports bisontin. Licencié au club mortuacien en 1968, j’ai vécu une belle aventure humaine avec les handballeurs et les handballeuses qui s’est terminée en tant que joueur à la fin des années soixante-dix.”

