Jérôme et Isabelle Comte, des Gîtes de l’Orée du bois à Torpes, ont décidé d’innover en matière d’hébergement. Depuis Noël, le couple propose à la location un tonneau en bois habitable. Insolite, écologique et durable.
Chaque année, les Gîtes de l’Orée du bois complètent leur offre de logement. Déjà forts de 10 hébergements traditionnels à Boussières et à Torpes, Jérôme et Isabelle Comte ont pris le parti de proposer un hébergement insolite à Torpes, une offre touristique qui manquait de ce côté de Besançon. “On a réfléchi à faire quelque chose d’original, qu’on n’avait pas. On a vu qu’il manquait d’hébergements insolites dans ce secteur”, observe Jérôme Comte.

Très vite, l’idée d’un tonneau prend racine. “Cela existe déjà en réalisation toute faite, des tonneaux de camping. Sauf que les sanitaires sont à l’extérieur. En interrogeant nos clients, ils nous ont dit qu’ils préféreraient avoir tout le confort à l’intérieur”, poursuit le gérant. Qu’à cela ne tienne, il s’attelle à la construction d’un tonneau, en mélèze, plus grand que les tonneaux de camping : au lieu de 2,25 m de long, le tonneau des Gîtes de l’Orée du bois mesure 6 mètres de long et 3 mètres de diamètre. “J’ai agrandi pour mettre une salle de bains, des toilettes et une cuisine équipée”, souligne Jérôme Comte. “La construction est aussi longue que celle d’une maison, car tout est en arrondis. Il faut que la cuisine épouse la forme du tonneau, ce n’est pas simple.”
Si le tarif est à peine plus cher que les logements traditionnels, le tonneau possède tout le confort. Baptisé Le Coup de foudre, en référence à un tonneau de grande capacité mais aussi à l’expression relevant du vocabulaire amoureux, cet hébergement insolite est à destination des couples. Un deuxième lit simple peut aussi accueillir un enfant.

Le couple Comte ne compte pas s’arrêter là. Un deuxième tonneau est en construction, qui devrait être disponible d’ici la fin de l’année. Il projette aussi la création d’un troisième tonneau abritant un sauna et un bain nordique. Les Gîtes de l’Orée du bois portent aussi un autre projet : la création d’une salle de réunion multi-usages à Boussières, notamment pour les groupes. Si la demande reste forte, notamment grâce à la proximité de l’Eurovéloroute, les gérants observent toutefois une tension depuis le Covid. Des séjours qui se raccourcissent, un manque de visibilité sur le long terme. “Avant, on était plein d’une semaine sur l’autre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est pour cela que l’on se tourne vers la clientèle professionnelle, car maintenant, on a de la place.”
De mars à début octobre, la moitié des hébergements sont réservés par des usagers de la véloroute.
