C’est en tout cas le sens de l’intervention du député Éric Liégeon à l’Assemblée nationale le 7 avril dernier lors des questions orales sans débat. Celui qui a remplacé Annie Genevard a interrogé le ministre de l’Action et des Comptes publics au sujet de l’élargissement du versement de l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du département du Doubs.

L’indemnité de résidence a pour but de compenser les disparités du coût de la vie selon les zones géographiques. Elle est versée en fonction du lieu de travail des personnes. En décembre 2023, ce sont 61 communes de l’Ain et de la Haute-Savoie qui ont été sélectionnées pour avoir droit à ce dispositif.
“Ces fonctionnaires bénéficient de 3 % de plus de leur montant indiciaire. Les 3 % s’appliquent sur la grille indiciaire brute. À titre d’exemple, cela pourrait représenter environ 100 euros par mois de revenu supplémentaire pour une infirmière ayant déjà entre trois et cinq ans d’activité”, précise Éric Liégeon.
Le Doubs et plus spécifiquement le Haut-Doubs fait face à des difficultés de recrutement, des tensions sur le marché de l’immobilier avec une cherté des loyers et de la construction. Pour autant, ce département n’a pas été retenu, ce que déplore le député de la 5ème circonscription.
“Ce choix interroge. Il crée une rupture d’égalité entre agents publics placés dans des situations comparables et alimente un sentiment d’abandon dans des territoires déjà sous tension.”
De ce fait, Éric Liégeon a donc demandé si une décision sera prochainement prise en faveur de l’élargissement de cette indemnité de résidence aux fonctionnaires frontaliers du Doubs.
