Construit en 1996, cet abattoir spécialisé dans le porc est la propriété de la coopérative Franche-Comté Élevage qui fonctionne avec un groupement de 44 éleveurs et 19 exploitations en gestion directe. De quoi assurer 50 % des approvisionnements de l’outil d’abattage.
Conçu dans un esprit de coopération et de proximité, l’abattoir de Valdahon a largement rempli son contrat depuis sa construction en 1996 sur la zone artisanale des Banardes à Valdahon.

“On dispose maintenant d’une autorisation d’abattage de 30 000 tonnes par an. Cela représente 260 000 porcs abattus à Valdahon, soit 80 % des abattages de porcs en Franche-Comté en y associant les volumes traités sur les sites multi-espèces implantés à Lons-le-Saunier, Champagnole, Pontarlier et à Vesoul”, détaille Florent Jacquemin-Verguet, le directeur général de Franche-Comté Élevage.
L’abattoir de Valdahon mobilise une équipe de 120 collaborateurs pour assurer la première et la seconde transformation ainsi que la mise en marché. 35 à 40 % de la production est destinée aux charcutiers-salaisonniers, 20 % partent à la G.M.S. et 10 % alimentent le réseau des boucheries traditionnelles. S’ajoutent les collectivités et le marché de gros pour écouler en France et à l’étranger des morceaux comme les pieds, les joues, les abats, les foies, les cœurs… Une équipe de commerciaux est installée à Besançon pour gérer les ventes et trouver de nouveaux débouchés.

98 % des approvisionnements porcins de la coopérative proviennent de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est. “On est intégré dans un groupement de 44 élevages qui assure 50 % de nos approvisionnements avec les 19 porcheries exploitées par la coopérative. On vit donc les mêmes problématiques que les éleveurs. On a produit cette année près de 45 000 porcs avec des salariés qui assurent la fonction d’agents d’élevage.”
Franche-Comté Élevage travaille également en direct avec des éleveurs du Grand Est et des groupements partenaires. Ces deux sources représentent chacune 25 % des approvisionnements.
L’établissement rencontre ponctuellement des soucis de turn-over du personnel. “Les équipes sont plutôt stabilisées. Les postes les plus en tension concernent surtout les postes en maintenance où l’on subit la concurrence du travail frontalier contre lequel il est difficile de s’aligner. Pour les fonctions supports, on arrive toujours à trouver des candidats. Il y a beaucoup de formation interne sur les postes de production avec une main-d’œuvre qui tend de plus en plus à se féminiser sur des opérations de découpe précises. Grâce à l’automatisation, on a beaucoup réduit la pénibilité de certaines tâches. On est toujours engagé dans une démarche d’amélioration continue des conditions de travail avec la volonté de se démarquer pour gagner en attractivité.”

