Association regroupant une centaine d’adhérents, l’appellation Porc de Franche-Comté est également une I.G.P. Depuis deux ans, la structure travaille sur la notoriété de l’appellation et sa visibilité dans les rayons de supermarché.
En Franche-Comté, la majorité des éleveurs de porcs (90 %) s’inscrivent dans des signes de qualité, type I.G.P. ou encore Label rouge. Parmi eux, Porc de Franche-Comté pour la viande fraîche, regroupe une centaine d’éleveurs. Pour répondre à cette I.G.P. Porc de Franche-Comté, les porcs doivent être nés, élevés et abattus en Franche-Comté, avec une période de vie de plus de 182 jours, une alimentation en lactosérum, etc.
Près de 16 éleveurs sont en plus Label rouge, c’est-à-dire qu’ils répondent à des critères complémentaires et plus restreints. Depuis deux ans, Porc de Franche-Comté travaille à augmenter sa notoriété avec un nouveau logo. L’objectif : être visible en rayons pour les consommateurs. Car, en 2025, 2 600 tonnes de viande Porc de Franche-Comté ont été vendues, sur un potentiel de 9 000 à 10 000 tonnes. “Le but est d’augmenter nos volumes, d’avancer, de renouveler les générations d’éleveurs aussi”, explique Yannick Pourchet, éleveur de porcs à Maisons-du-Bois-Lièvremont et président de Porc de Franche-Comté.
Travailler la notoriété, c’est aussi pour favoriser la contractualisation avec les filières (vente directe, salaisonniers, groupement d’éleveurs, etc.) assurant ainsi une meilleure rémunération. “En 2016, il y avait 0 % sous contrat, resitue Yannick Pourchet. Aujourd'hui, on est à 80 %. Tout le monde n’est pas à ce niveau. Sur les 20 % restants, il manque 40 euros par porc, ce qui fait à l’année en moyenne 45 000 euros. ça représente un salarié.” L’enjeu est donc sur la contractualisation qui prend en compte le coût de production, estimé en ce moment à 2 euros le kilo.

“Nous avons mis deux ans pour créer l’indice du coût de production qui réajuste le prix tous les mois. C’est la 5ème année que c’est mis en place et ça fonctionne. Nous sommes la seule région où on a un indice de coût de production qui fluctue tous les mois”, loue le président de Porc Franche-Comté.
En France, la viande fraîche de porc représente 25 % contre 75 % pour les salaisons. Jusqu’en 2024, le porc était la principale viande consommée, parce qu’elle reste moins chère que les autres, et notamment le bœuf.
